Juin 2010
Selon les récentes conclusions tirées d’une étude longitudinale mondiale sur l’ostéoporose chez les femmes
(GLOW, de l’anglais Global Longitudinal study of Osteoporosis in Women) faite à l’Université
McMaster à Hamilton, la plupart des femmes postménopausées à risque de subir une fracture de la hanche ou
toute autre fracture associée à l’ostéoporose ignorent leur risque actuel de fracture. GLOW est une étude
prospective par cohorte des pratiques médicales en ce qui a trait à la prophylaxie et au traitement contre
les fractures ostéoporotiques et est menée partout dans le monde. Entre les mois d’octobre 2006 et de février
2008, les participantes à cette étude ont rempli un questionnaire sur la santé osseuse.
Parmi les 3 985 femmes inscrites à cette étude, 27 p. cent avaient signalé être atteintes d’ostéoporose, 22
p. cent avaient subi une fracture, 14 p. cent avaient une faible masse corporelle, 38 p. cent avaient chuté
récemment et 17 p. cent avaient des antécédents familiaux de fracture de la hanche. Malgré cette grande
prévalence des facteurs de risque, à peine une Canadienne sur trois (33 p. cent), qui présentait deux
facteurs de risque majeurs ou plus, considérait être à risque plus élevé de subir une fracture que ses
consœurs.
Le chercheur principal de l’étude au Canada est le Dr Rick Adachi, rhumatologue et professeur de médecine à
la Michael G. DeGroote School of Medicine. Les conclusions de l’étude menée à Hamilton soulignent
l’important besoin d’éduquer les Canadiens à propos des facteurs de risque liés à l’ostéoporose et de sa
gestion.
Au Canada, à cause du nombre croissant de personnes âgées, les fractures et leurs conséquences dévastatrices
constituent, encore aujourd’hui, un problème grandissant. Cette situation exige des efforts soutenus et
coordonnés, axés principalement sur les fractures et la prévention des chutes. En ce qui a trait à
l’augmentation de l’incidence de l’ostéoporose attribuable au vieillissement, le fléau planétaire associé à
cette maladie ira en grandissant sensiblement au cours des prochaines décennies au fur et à mesure que le
nombre de personnes âgées augmentera. Cela met en évidence la nécessité de promouvoir la sensibilisation aux
facteurs de risque afin de prévenir les fractures potentiellement dévastatrices et leur impact sur la qualité
de vie des individus de même que sur le système de soins de santé.
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez visiter le : http://www.outcomes-umassmed.org/glow/index.cfm