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Toronto, le 14 juillet 2010 – Les nouvelles lignes directrices mises à jour
au sujet de l’apport recommandé en vitamine D ont été publiées cette semaine dans l’édition en ligne du
Journal de l’Association médicale canadienne (JACM).
Le Dr David Hanley, professeur à la Faculté de médecine de
l’Université de Calgary et membre du conseil consultatif
scientifique d’Ostéoporose Canada, est l’auteur principal de ce document au nom d’Ostéoporose
Canada.
« Les recommandations actuelles émises par Ostéoporose Canada quant à
l’apport en vitamine D ont été faites il y a plus de dix ans et depuis, de nombreuses et d’excitantes
recherches ont été faites dans ce secteur, affirme le Dr Hanley, également membre du McCaig
Institute for Bone and Joint Health et du Calgary Institute for Population and Public
Health (CIPPH) affilié à l’Université de Calgary. Grâce à ces recherches avancées, nous
croyons qu’il était le temps de mettre à jour les lignes directrices de pratique clinique 2002 pour le
diagnostic et le traitement de l’ostéoporose ».
On obtient généralement de la vitamine D, souvent appelée la vitamine
soleil, par l’exposition de notre épiderme à la lumière du soleil. Toutefois, les Canadiens n’en obtiennent
pas suffisamment et la prise de suppléments est nécessaire pour obtenir l’apport adéquat vu que
l’alimentation d’un individu cause un impact mineur. « Entre les mois d’octobre et d’avril, les Canadiens
sont à risque d’avoir une carence en vitamine D parce que la lumière hivernale ne permet pas la production
suffisante de vitamine D, déclare Julie Foley, présidente-directrice générale d’Ostéoporose
Canada, et comme l’apport recommandé peut varier considérablement d’un individu à un autre selon
plusieurs facteurs, il est important que chacun vérifie auprès de son médecin quelle est la quantité de
vitamine D recommandée dans sa situation ».
La vitamine D est essentielle au traitement de l’ostéoporose, car elle
favorise l’absorption du calcium contenu dans les aliments et est nécessaire à la croissance normale des os.
D’après certaines études, la vitamine D protégerait contre les maladies immunitaires, les infections et le
cancer.
Les nouvelles lignes directrices recommandent un apport quotidien de 400
à 1 000 UI pour un adulte âgé de moins de 50 ans qui ne souffrirait pas d’ostéoporose ni de troubles qui
nuiraient à l’absorption de la vitamine D. Pour les adultes âgés de plus de 50 ans, un supplément de vitamine
D de 800 à 2 000 UI est recommandé.
« Pour une personne adulte atteinte d’ostéoporose, un supplément
quotidien de 25 mcg (800 UI) devrait être considéré comme la dose minimale, a écrit le Dr Hanley avec
ses collègues, et les Canadiens peuvent consommer, en toute sécurité, des suppléments de vitamine D pour
atteindre l’apport maximal tolérable (50 mcg ou 2 000 UI). Par contre, la prise d’une dose supérieure à celle
mentionnée plus haut doit être sous supervision médicale ».
Dans leurs conclusions, les auteurs ont demandé que d’autres recherches
soient faites quant au dosage optimal et à la limite maximale de l’apport en vitamine D. Malgré le grand
nombre de nouvelles recherches effectuées au cours de la dernière décennie, ces questions importantes d’ordre
clinique n’ont pas encore obtenu de réponses.
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