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Selon une étude, le taux de fracture de la hanche décroît au Canada

août 2009

Une nouvelle étude publiée le 26 août 2009 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) intitulée Trends in Hip Fracture Rates in Canada démontre qu’en général, le taux standardisé (c.-à-d. le taux ajusté selon l’âge) en ce qui a trait aux fractures de la hanche est en constante diminution au Canada depuis 1985.

Toutefois, même si le taux standardisé des fractures de la hanche selon l’âge est en déclin, ces fractures et leurs conséquences dévastatrices demeurent encore un problème grandissant au Canada à cause du nombre élevé d’aînés au pays. Cette situation exige la poursuite d’efforts soutenus et coordonnés dans la prévention des fractures et des chutes. Les auteurs de l’étude mentionnent : « ...puisque le prévalence de l’ostéoporose augmente avec l’âge, le fardeau mondial de l'ostéoporose risque d’augmenter de façon significative au cours des prochaines décennies à cause de l’augmentation du nombre de personnes âgées. Cette incidence de fractures de la hanche est un indicateur du fardeau ostéoporotique ainsi que de l’impact potentiel des efforts investis en prévention auprès de la population ».

Le docteur William D. Leslie, professeur à l’Université du Manitoba et président du conseil consultatif scientifique d'Ostéoporose Canada ainsi que ses collègues ont analysé les données nationales sur l’hospitalisation émises par l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) entre 1985 et 2005. Au cours de ces 21 années, le taux ajusté selon l’âge quant aux fractures de la hanche a chuté de 31,8 % chez les femmes et de 25 % chez les hommes. « En ce qui concerne la population générale, la moyenne du pourcentage annuel ajusté selon l’âge quant aux fractures de la hanche a décru de 1,2 % chaque année entre 1985 et 1996 et de 2,4 % chaque année entre 1996 et 2005 », constatent-ils.

« Une tendance similaire a été observée dans d’autres pays, y compris aux États-Unis », poursuivent les auteurs. L’étude attribue ce déclin à un meilleur accès aux tests de densité minérale osseuse et aux traitements au cours des dernières années de l’étude. Par contre, la raison qui expliquerait la réduction notée dans la première période est encore inconnue. Ce déclin s’est amorcé avant que les tests de densité minérale osseuse et que les traitements pharmacologiques ne soient largement disponibles. Les preuves ne sont pas suffisantes pour avancer que l’amélioration marquée des activités physiques, des apports en calcium et en vitamine D et de la prévention des chutes en soit responsable. « L’embonpoint et l'obésité sont épidémiques au sein des sociétés modernes et pourraient contribuer au décroissement du taux de fracture », écrivent-ils.

« Alors que le pourcentage diminue, le nombre absolu de fractures de la hanche a augmenté tout au long de la durée de l'étude, un phénomène attribuable au changement de la structure d’âge de la population », notent les auteurs.

« Les fractures de la hanche continuent d’avoir des effets importants sur la population, en particulier sur les aînés et sur le système de soins de santé dus à la morbidité, aux coûts et à la mortalité liés à ce type de fracture », concluent-ils. « Donc, le taux décroissant d’incidence n’est pas un motif suffisant pour un relâchement de la vigilance en ce qui a trait à la prévention et au traitement de l’ostéoporose ».

Pour obtenir plus d’information, lire le texte intégral de l’article scientifique :
JAMA 2009;302[8]:883-889.