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UN BULLETIN NATIONAL INDIQUE QUE LES BESOINS MÉDICAUX DES CANADIENS ATTEINTS D’OSTÉOPOROSE NE SONT PAS COMBLÉS
Le diagnostic et le traitement varient suivant la région où vous habitez

24 novembre 2008 

Ostéoporose Canada publie aujourd’hui un rapport constitué de preuves solides révélant que notre système public de santé échoue auprès d’un grand nombre de Canadiens qui souffrent de douloureuses fractures au poignet, à la colonne et à la hanche causées par l’ostéoporose. 

Une femme sur quatre et au moins un homme sur huit âgés de plus de 50 ans sont atteints d’ostéoporose; pourtant, seulement un léger pourcentage de ces Canadiens est recommandé pour un test de densité minérale osseuse (DMO), un outil essentiel pour le diagnostic et le traitement de l’ostéoporose. Les personnes recommandées peuvent avoir à faire face à une longue période d’attente selon la région où elles habitent. En plus, l’accès aux choix liés aux différents traitements financés publiquement pouvant aider à la prévention de fractures varie considérablement d’une région à l’autre du pays et, dans certaines provinces, les gens atteints d’ostéoporose sont toujours incapables d’y accéder.

Briser les obstacles sans briser les os est le tout premier bulletin national à grande échelle permettant d’évaluer et de noter l’accessibilité, pour les Canadiens, à un test de DMO et à la médication pour l’ostéporose par l’entremise des régimes d’assurance-médicaments provinciaux et territoriaux à travers le pays. Le bulletin a également examiné diverses initiatives entreprises par les provinces afin d’améliorer les soins de santé en ostéoporose. Le comité du bulletin d’Ostéoporose Canada a publié ce bulletin afin de mettre en lumière les activités provinciales relatives aux soins de santé en ostéporose. Le comité a évalué l’information ainsi que les données fournies par les gouvernements provinciaux et territoriaux et les a résumées afin de présenter un tableau pancanadien des initiatives gouvernementales.

Les principales conclusions de Briser les obstacles sans briser les os mettent en lumière ce qui suit :

  • l’analyse des données sur les taux actuels de tests de DMO subis à travers le pays  indique que l’accès est loin d’y être adéquat – la plupart des provinces ont obtenu un C ou une note inférieure malgré l’existence de lignes directrices permettant de repérer les personnes qui devraient subir un test. Les notes attribuées s’échelonnent entre B et F : deux B (Alberta et Ontario), un C (Colombie-Britannique), six D (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, Territoires du Nord-Ouest) et deux F (échec) (Saskatchewan et Manitoba);
  • l’évaluation de la disponibilité de la médication pour l’ostéoporose établie d’après les régimes provinciaux et territoriaux d’assurance-médicaments donne des notes qui s’échelonnent de A à F : un A (Québec), deux B (Ontario et Yukon), six C (Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador), un C moins (Colombie-Britannique) et un F (échec) (Île-du-Prince-Édouard).

Selon la Dre Famida Jiwa, vice-présidente d’Ostéoporose Canada et présidente du comité du bulletin, cette recherche est significative, car elle confirme pour la première fois où se trouvent les écarts considérables un peu partout au pays quant à l’accès à un test de DMO et au choix des différents traitements susceptibles d’aider à prévenir la survenue de fractures. Dre Jiwa fait remarquer que ce bulletin sert également d’outil précieux pour apporter des points de référence afin d’évaluer les progrès futurs.

« L’ostéoporose crée un sérieux impact sur la qualité de vie d’une personne et un immense fardeau financier pour le système public de santé canadien, » affirme la Dre Jiwa. « Ce bulletin montre clairement que dans certaines régions du pays, les Canadiens ne disposent que d’un accès inadéquat au diagnostic et au traitement comparativement à d’autres régions, et cette situation est inacceptable. Garantir aux Canadiens atteints d’ostéoporose un accès à des soins adéquats, peu importe où ils habitent, doit constituer une priorité.»

L’ostéoporose est une maladie chronique dont l’incidence continuera d’augmenter à mesure que la proportion d’adultes âgés de notre population s’accroîtra. Des interventions appropriées signifient que l’incapacité et les coûts des soins de santé reliés à la maladie peuvent être mieux gérés et que la qualité de vie d’environ deux millions de Canadiens vivant avec l’ostéoporose peut être améliorée.

« Réduire les fractures en passant par la réduction du risque, le diagnostic précoce et les traitements appropriés des patients devrait être l’objectif de notre système public de santé lorsqu’on traite de soins de santé en ostéporose, » dit Julie Foley, présidente-directrice générale d’Ostéoporose Canada. « Grâce à un diagnostic précoce, les personnes peuvent gérer leur ostéoporose et ainsi réduire de façon significative leur risque de fracture grâce au traitement et à des changements de style de vie. Ces changements sont d’augmenter les activités physiques et de consommer un apport adéquat en vitamine D et en calcium. Des produits laitiers tels que le lait, le fromage et le yogourt sont d’excellentes sources de calcium et sont facilement absorbables par l’organisme. »

Dre Diane Thériault, directrice médicale du programme de formation multidisciplinaire en ostéoporose de Dartmouth (Dartmouth Osteoporosis Multidisciplinary Education – DOME), qui est offert à l’hôpital général de Dartmouth, et présidente du conseil national d’administration d’Ostéoporose Canada, croit que Briser les obstacles sans briser les os aidera à sensibiliser les gens à l’urgence de procurer à tous les Canadiens l’accès à un test de DMO et à un traitement efficace. « L’ostéoporose est une maladie silencieuse. Pour la majorité des gens, passer un test de DMO est le seul moyen d’établir un diagnostic d’ostéoporose. De plus, les résultats de DMO aident à déterminer le risque de fracture chez une personne,» explique-t-elle. « En ne passant pas un test de DMO, les personnes qui nécessitent un traitement seront laissées de côté ou oubliées tandis que d’autres recevront un traitement dont elles n’ont pas besoin. Pour les personnes à risque élevé, il existe des médicaments dont l’efficacité réduit de façon significative leur risque de fracture débilitante. Il est donc important que de tels médicaments soient couverts par les régimes provinciaux d’assurance-médicaments. »

Briser les obstacles sans briser les os émet de nombreuses recommandations afin d’améliorer les résultats des personnes qui vivent avec l’ostéoporose et de réduire l’impact financier sur le système public de santé :

  • les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux doivent travailler en collaboration afin de créer un plan stratégique national soutenu par des stratégies provinciales et territoriales parallèles procurant de soins de santé en ostéporose coordonnés;
  • les stratégies élaborées doivent s’assurer que les initiatives actuelles et futures en matière de réduction du risque, de diagnostic et de traitement sont coordonnées, fondées sur des preuves, complètes et pourvues des ressources nécessaires au sein du système public de soins de santé. Elles doivent permettre d’atteindre l’ultime objectif de réduire l’incidence des fractures débilitantes et leur impact sur la vie des personnes et sur le système public de santé;
  • Ostéoporose Canada propose de travailler en partenariat avec les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux afin d’élaborer et de mettre en place des stratégies intégrées et exhaustives.

« Nous demandons aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux de nous rencontrer immédiatement afin d’entamer le processus visant à améliorer la santé osseuse de tous les Canadiens, »  dit Julie Foley.

Établie en 1982, Ostéoporose Canada (OC) a été la première organisation nationale de lutte contre l’ostéoporose au monde et le seul organisme caritatif national au service des Canadiens atteints d’ostéoporose et à risque de la contracter. Sa vision : un Canada sans fractures ostéoporotiques.

La publication de ce bulletin a été rendue possible grâce aux subventions sans restrictions de : AMGEN Canada Inc., Eli Lilly Canada Inc., Merck Frosst Canada Ltd., Novartis Pharmaceuticals Canada Inc., les Producteurs laitiers du Canada et l’Alliance pour une meilleure santé osseuse (Procter & Gamble Pharmaceuticals Inc. etsanofi-aventis Canada Inc.).

Pour obtenir de plus amples renseignements, lire un exemplaire du bulletin ou solliciter une entrevue avec un porte-parole d’Ostéoporose Canada, veuillez communiquer avec :

Ania Basiukiewicz au 1 800 463-6842 poste 240 (abasiukiewicz@osteoporosecanada.ca)

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Bulletin 2008 - Renseignements généraux

Dre Marla Shapiro du réseau CTV parle du bulletin national

Regardez l’entrevue de Julie M. Foley, P.-D.G, à l’émission Canada AM