L'ostéoporose est une maladie caractérisée par une
faible masse osseuse et une détérioration du tissu osseux. Cette maladie accroît la fragilité osseuse et le
risque de fractures, particulièrement de la hanche, de la colonne vertébrale et du poignet.
L'ostéoporose ne se manifeste pas du jour au lendemain. Durant plusieurs années, la densité osseuse peut
diminuer, de façon constante, sans l’apparition de symptôme ou de signe précurseur avant la fracture. Voilà
pourquoi on la surnomme la « maladie silencieuse ». Lorsqu’une personne reçoit un premier
diagnostic d’ostéoporose à la suite d’une fracture, la maladie est déjà à un stade avancé.
La similarité des termes ostéoporose et ostéo-arthrite peut prêter à confusion. L’ostéoporose est une maladie
osseuse alors que l’ostéo-arthrite s’attaque aux articulations et aux tissus environnants.
Près de deux millions de Canadiens souffrent
d'ostéoporose.
Une femme sur quatre de plus de 50 ans est
atteinte d'ostéoporose; au moins un homme sur huit de plus de 50 ans en est également atteint. Cependant, la
maladie peut frapper à tous âges.
Financier
Chaque année au Canada seulement, on estime le coût pour traiter l'ostéoporose et les fractures qui en
résultent à 1,3 milliard de dollars. Les soins à long terme, les frais hospitaliers et les soins aux
malades chroniques comptent pour la majorité de ce coût. Avec une population qui vieillit, le coût continuera
d’augmenter.
Humain
La réduction de la qualité de vie pour les personnes atteintes d'ostéoporose est énorme. L'ostéoporose peut
causer le défigurement, la diminution de l'estime de soi, la réduction ou la perte de mobilité et la perte
d'autonomie.
Fracture de la hanche
Les statistiques touchant les fractures de la hanche
sont particulièrement préoccupantes. Il y a approximativement 25 000 fractures de la hanche au Canada chaque
année. Quatre-vingts p. cent de ces fractures sont liées à l'ostéoporose. La fracture de la hanche résulte en
un taux de mortalité allant jusqu'à 20 p. cent des cas et en invalidité dans 50 p. cent des survivants.
FACTEURS DE RISQUE MAJEURS
• Âge – une personne de 65 ans et plus est à risque plus élevé
• Antécédents familiaux de fractures ostéoporotiques (en particulier, fracture de la hanche du côté
maternel)
• Fracture vertébrale par compression ou fracture de fragilisation après l’âge 40 ans
• Traitement pendant plus de trois mois aux glucocorticoïdes, telle la prednisone
• Syndrome de malabsorption de nutriments (maladie cœliaque ou maladie de Crohn)
• Hyperparathyroïdie primaire
• Tendance aux chutes
• Ostéopénie apparente sur cliché radiographique
• Hypogonadisme
• Ménopause précoce (avant l’âge de 45 ans)
FACTEURS DE RISQUE MINEURS
• Arthrite rhumatoïde
• Hyperthyroïdie cliniqe
• Thérapie chronique aux anticonvulsivants
• Traitement pendant plus de trois mois aux glucocorticoïdes, telle la prednisone
• Héparinothérapie chronique
• Poids corporel inférieur à 57 kg (125 lb)
• Faible consommation de calcium
• Consommation excessive de caféine (boire de façon constante plus de quatre tasses de café, de cola ou de
boisson énergisante par jour)
• Consommation excessive d’alcool (boire de façon constante plus de deux verres par jour)
• Tabagisme
Les femmes sont plus à risque de souffrir
d’ostéoporose, compte tenu du rôle important de l’œstrogène dans le maintien d’une bonne masse osseuse.
Durant la ménopause, le cycle ovarien est en déclin, le taux d’œstrogène chute dramatiquement. Ainsi le
rythme de perte osseuse accélère. Durant les cinq à dix premières années de sa ménopause, une femme peut
perdre entre 2 et 5 p. cent de sa densité osseuse.
Ostéoporose Canada conseille à toutes les femmes
ménopausées et aux hommes de 50 ans et plus, l’évaluation de leurs facteurs de risque. Même si les femmes
semblent être plus à risque, les hommes subissent entre 20 et 30 p. cent des fractures ostéoporotiques
répertoriées au pays. À l’instar du déclin du taux d’œstrogène chez la femme, le taux de testostérone diminue
chez l’homme, ce qui entraîne une perte osseuse. La baisse de densité est plus progressive chez l’homme, mais
non universelle. Selon CaMOs (centre d’étude canadienne multicentrique sur l’ostéoporose),
25 p. cent des Canadiens ont subi une fracture vertébrale et ce taux est identique à celui des
Canadiennes.