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Ostéoporose Canada informe, donne les moyens et soutient les gens et les communautés en matière de réduction de risque et de traitement de l'ostéoporose.

 

80 % des femmes avec des fractures liées à l’ostéoporose ne sont ni diagnostiquées, ni traitées

De nouveaux résultats montrent que les Québécoises doivent prendre en charge la santé de leurs os.

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Cette vidéo interactive et informative vous donnera un aperçu du projet ROCQ (Reconnaitre l'ostéoporose et ses conséquences au Québec) et des nouveaux résultats qui en ressortent. Découvrez un point de vue scientifique et humain de ces nouvelles données qui montrent que les Québécoises doivent prendre en main la santé de leurs os.

Montréal, – Des résultats de la toute première étude québécoise portant sur le diagnostic et le traitement de l’ostéoporose, ROCQ (Reconnaître l'ostéoporose et ses conséquences au Québec), ont été présentés hier, dans le cadre de la réunion scientifique de l’European Symposium on Calcified Tissues à Barcelone. Les résultats révèlent que 80 % des cas de fractures rapportés chez les femmes de 50 ans et plus étaient directement liés à l’ostéoporose et, fait étonnant, 80 % de ces femmes n’ont jamais été diagnostiquées ni traitées pour cette maladie. Ainsi, ces patientes sont à très haut risque de subir une nouvelle fracture. ROCQ est un modèle unique de programme de gestion thérapeutique qui vise à corriger cette situation.

Bien qu’il soit démontré que la présence de fracture de fragilisation augmente le risque de récurrence d’une nouvelle fracture dans l’année qui suit, les nouvelles données de l’étude ROCQ indiquent que la décision des médecins de traiter les patientes repose avant tout sur les résultats du test de densité minérale osseuse (ostéodensitométrie) et non sur les événements cliniques des fractures de fragilisation.

« Il est très important d’informer les professionnels de la santé ainsi que les patientes à propos de ces nouvelles données sur les fractures de fragilisation. L’importance de connaître l’historique des fractures chez les patientes est primordial pour le diagnostic et le traitement de l’ostéoporose », souligne Dr Jacques Brown, Chef du Service de rhumatologie du CHUQ et Président du Comité exécutif du programme ROCQ.

L’étude, menée par le Dr Brown, le Dr Louis Bessette et le Dr Louis-Georges Sainte-Marie, représente la plus importante recherche jamais réalisée en ce qui a trait au traitement et au diagnostic de l’ostéoporose chez les femmes âgées de plus de 50 ans au Québec. Au total, 3288 femmes y ont participé. « C’est la première fois qu’une étude québécoise de cette envergure aura des répercussions aussi importantes pour le diagnostic et le traitement de la maladie, rapporte le Dr Brown.  ROCQ changera la façon de traiter l’ostéoporose et améliorera notre pratique, et ce, à l’échelle mondiale. »

Comme il a été prouvé qu’une fracture de fragilisation présente un risque plus élevé d’être suivie d’autres fractures, il est primordial que les professionnels de la santé, de même que les patientes, prennent en considération l’importance de l’historique des fractures.

« L’ostéoporose devrait être considérée dans tous les cas de fractures non-traumatiques des os. Les tests de densité minérale osseuse ne suffisent pas. Il faut analyser l’historique des fractures, car il représente un important facteur de risque de fracture. C’est une étape essentielle dans le processus du diagnostic et, plus souvent qu’autrement, on la néglige », affirme Dre Suzanne Morin, une des fondatrices de la section du Grand-Montréal, membre du Comité consultatif scientifique d'Ostéoporose Canada et professeure associée de médecine à l’Université McGill. Plus la maladie sera diagnostiquée rapidement, plus la patiente aura recours rapidement à un traitement adéquat. Ainsi le risque de subir d’autres fractures pourra être réduit.

Le saviez-vous? Les données de l’étude ROCQ nous disent que les femmes doivent prendre en charge la santé de leurs os. La qualité de vie des femmes souffrant d’ostéoporose pourrait être grandement améliorée si le diagnostic de la maladie et l’historique des fractures étaient pris en considération dès la première rencontre avec leur médecin.

Voici quelques conseils pratiques :
Parlez à votre médecin traitant de l’historique de vos fractures : rappelez-vous que les fractures de fragilisation augmentent le risque de subir d’autres fractures; La diminution de la taille peut être un signe de fracture de la colonne vertébrale : si vous avez plus de 50 ans et que votre taille a diminué de plusieurs centimètres (plus de six centimètres par rapport à votre taille normale ou deux centimètres au cours des trois dernières années), vous devriez en parler à votre médecin – une radiographie sera peut-être nécessaire pour déterminer si vous avez une fracture de la colonne vertébrale; Votre corps parle, soyez attentive! Il existe quelques facteurs clés qui pourraient vous en apprendre davantage sur votre état : L’historique de vos fractures, Votre densité minérale osseuse (DMO) : elle dresse le portrait de la détérioration de vos os, Votre âge : le risque de fractures augmente avec l’âge, Votre génétique/historique familial des fractures ostéoporotiques

 

L’ostéoporose, un « voleur silencieux »
L’ostéoporose est une maladie qui se caractérise par une faible masse osseuse et une détérioration du tissu osseux. Cette condition entraîne une plus grande fragilité des os et augmente les risques de fractures, principalement de la hanche, de la colonne vertébrale et du poignet. L'ostéoporose est reconnue comme le « voleur silencieux », parce que la perte osseuse se produit sans symptômes. Au pays, 1,4 million de personnes souffrent de cette maladie. Chez les 50 ans et plus, 1 femme sur 4 et 1 homme sur 8 seraient atteints d'ostéoporose, soit près de 400 000 Québécoises et 125 000 Québécois.

ROCQ, un programme basé sur de solides assises scientifiques ROCQ vise à implanter de nouvelles stratégies, basées sur des données probantes, pour améliorer le diagnostic et le traitement de l'ostéoporose chez les femmes de 50 ans et plus qui ont subi une fracture de fragilisation, par le développement et l'implantation d'interventions visant à la fois les patientes et les professionnels de la santé. Approche innovatrice concernant le traitement de l'ostéoporose, le programme ROCQ est le fruit d'un effort concerté du Dr Brown (Université Laval), du Dr Bessette (Université Laval), du Dr Sainte-Marie (Université de Montréal) ainsi que d’une coalition de partenaires comprenant des associations de médecins, de pharmaciens et de patients, des groupes de femmes, des groupes d'aînés de même que des entreprises de recherche dans le domaine pharmaceutique. Le programme ROCQ cadre bien dans la politique de santé du Gouvernement du Québec puisqu’il permet l’utilisation optimale des produits qui traitent l’ostéoporose.

Partenaires
Les partenaires impliqués dans le programme ROCQ sont : l’Association des pharmaciens en établissement de santé, l’Association des médecins gériatres du Québec, l’Association féminine d’éducation et d’action sociale, le Collège des médecins, la Fédération de l’âge d’or du Québec, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, la Fédération des médecins spécialistes du Québec, l’Ordre des ergothérapeutes du Québec, l’Ordre des pharmaciens du Québec, l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec, Ostéoporose Canada, Eli Lilly Canada Inc., Merck Frosst Canada Ltée, Novartis Pharma Inc., Procter & Gamble Pharmaceutiques, sanofi-aventis Canada.

Si l’ostéoporose est une maladie qui vous préoccupe, et que vous souhaitez en connaître davantage sur la percée que représente cette étude, veuillez cliquer sur le lien ci-dessus pour visionner une vidéo informative au sujet de ROCQ.


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